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Pendons la crémaillère

Viens, et pendons la crémaillère
à l’âtre ouvert de nos deux corps,
le feu attisant nos hiers
ravivera nos soleils morts
et la flamme soudain rajeunie,
au souffle doux de nos paroles,
s’enflera au cœur de la nuit
comme une voile qui s’envole,
là, à l’écart de l’univers
mijoteront nos états d’âme
jusqu’à ce que, tel un enfer,
tel un brasier que rien ne calme
le feu qui couvait sous la cendre
brûlant reprenne sans répit,
son double jeu, soumis et tendre
et ses violences d' incendie.

© Poème posté le 11/03/2013 par Ma douce

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