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Bienvenue en ma terre d'esprit

Le désir de l’existence talonne l’humain… A moins que ce ne soit l’inverse ?
Mille besoins atroces, et ce qui est chaud, âtres, foyers… conspirent
A le glacer. Tristesse jette un flot ; fard sur l’or, et c’est tout. Ell’ se déverse.
Aucune avancée, pas un pas n’enthousiasme, ne crée, ni n’inspire

Quelque chose de neuf. Il n’est pas une forêt assez mythique
Pour laisser croire au renouveau du monde. Rien d’écrit
N’a déjà été peint, versifié, acté, joué, fabriqué. Archivé.

Ma terre, l’ici, ses pôles, ses rondeurs sont sphériques.
Il faut à la résonance d’une voix, dix milliards de cris.
Dis-moi, toi l’entendant, combien souffrent d’être privé ?

Décris moi là où l’on danse alors qu’éclate la fusée
Solidifiée en flocons écarlates, l’averse d’émeraude,
Je t’expliquerai pourquoi le nid du vautour est précieux.
Le ciel aussi a ses sphères… A-t-il ses loups qui rôdent ?

Son aube blafarde voit paraître les bêtes les plus rusées,
Et soudain je vis parmi elles. Souffle doux et pernicieux,
Venteuse rumeur, stimule le pelage épidermique.
Il réveille le corps, la mémoire. Et le choc est thermique.

Thermique… A la hauteur des flammes et du rouge enténébré.
Un ruisselet à mes yeux, au bord, grossi, s’écoule et bouillonne :
Par-delà l’odieux souvenir de naissance, je sillonne, je sillonne
Mon désert de pierr’s quasi tombales, âme morte et dévertébrée.

Oui…le désir de l’existence talonne l’humain…


© Poème posté le 19/12/2012 par Pampelune

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