Sur le Scorff
La brume descendait sur un Scorff* en miroir…
Sur ses rives, les chênes offraient aux pauvres hères
Un ballet pantomime dont les pas du soir
Redonnaient au silence sa portée primaire.
Qu’il fut bon alors de se sentir misérable !
Sur ma barque orange, j’en oubliais la gîte,
Le temps d’une glissade en amende honorable,
Je souris au héron, à la verte amanite.
L’automne se lève sur ma terre natale,
Et je sens ses couleurs embraser l’horizon.
Quand le carmin se mêle aux instants de cavale,
Il devient l’élixir étouffant le poison.
Je reviendrai ici enrichir ma palette,
En neiges hivernales ou en soleils d’avril.
Et puis je te ferai une cour obsolète
La main dans tes cheveux flottant à l’air d’exil.
* Le Scorff est une rivière du Morbihan
Sur ses rives, les chênes offraient aux pauvres hères
Un ballet pantomime dont les pas du soir
Redonnaient au silence sa portée primaire.
Qu’il fut bon alors de se sentir misérable !
Sur ma barque orange, j’en oubliais la gîte,
Le temps d’une glissade en amende honorable,
Je souris au héron, à la verte amanite.
L’automne se lève sur ma terre natale,
Et je sens ses couleurs embraser l’horizon.
Quand le carmin se mêle aux instants de cavale,
Il devient l’élixir étouffant le poison.
Je reviendrai ici enrichir ma palette,
En neiges hivernales ou en soleils d’avril.
Et puis je te ferai une cour obsolète
La main dans tes cheveux flottant à l’air d’exil.
* Le Scorff est une rivière du Morbihan
