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Chimère

Au tableau d'azur
Un visage blanc se déforme.

Sous l'oeil dilaté couleur de l'eau
Le nez s'allonge, s'étire, cède.
Echeveaux de laine qui se dispersent
La bouche, ouverte démesurément, expulse un noyau scintillant
Un fil de salive s'accroche.

Et puis un souffle les branches ondulent
Le profil grimaçant, comme une coulée, disparaît derrière une colline.
Chimère perdue.

J'espère encore un peu
suivant des yeux les courbes douces de l'adret.
Mais le ciel ne bouge plus.

Les oreilles bourdonnantes d'un va-et-vient méthodique
Je me laisse aller le regard fermé
La terre est chaude sous ma nuque.

© Poème posté le 02/10/2012 par Berege

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