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Tic-tac, tic-tac, tic-tac…

A l’heure de la montre, elle quitte la prairie
Couverte et grise comme cendres qui volètent.
Ô cerveau ! Cher agneau ; ta laine est jaune ;
Et tes neurones, artefacts de bibliothèque,
Sont tachés. Désagrégés de châtiment.
Sang et allée de dents supplémentaire
A la dévoration. Absolutiste.

Sa maladie est un vieux monsieur,
Touchant la boîte à mémoire. Drôle de nom ;
Jamais invité à notre bon souvenir…
Rôdeur sale, aggravant sa position.

Et d’effacements en effacements,
Quand il aura baissé les stores, dans chaque espace libre qu’il aura laissé,
Elle verra écrit elle m’appartient, elle m’appartient, elle m’appartient…

Tic-tac, tic-tac, tic-tac…

Elle franchit le portillon. Va là où la pelouse
Devient taillis ;
Grouillant de roses dans un halo de pertes.


© Poème posté le 08/09/2012 par Pampelune

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