Vers heptasyllabes contrariés
Pour te parler de peinture
Je t’écris ce petit mot
De ma plus belle écriture
Je crois que j’ai un pied de trop
Il me faut trouver des rimes
Qui rassemblent quelques mots
Qui se marient et s’animent
En évitant ce pied de trop
Sept syllabes pas à pas
Et la huitième au galop
Et dès que j’arrive en bas
Je trouve encor un pied de trop
Il faut que je m’en défasse
De cette ligne au pied bot
Dans un combat face à face
Je dois l’amputer au plus tôt
Car ce pied surnuméraire
Qui se glisse en fin de ligne
C’est un peu la grippe aviaire
Au milieu d’un troupeau de cygnes
Mais ou donc est la peinture
A propos de ce pinceau
Ce pinceau qui s’aventure
Est venu troubler mes propos
Quant à virer ce pinceau
Ce serait paradoxal
Car la peinture et les mots
S’en trouveraient encor plus mal.
Jakecrit
