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Désabusé

J'eus aimé que toutes les femmes soient miennes,
Bien sûr, un jour, il m'a fallu choisir !
Je revenais, en manque, d'une ballade algérienne,
J'étais le passager d"un train nommé désir.

*Elle patinait fort mal, étais-ce prémonitoire ?
Personne n'est venu me discuter la place,
Il y avait pourtant, pléthore, sur cette patinoire,
Un monde réfrigéré par son regard de glace.

Maintenant,je le sais,... je ne l'ai pas séduite,
C'est moi, bel imbécile,scotché sur l'hameçon
De son déhanchement subtil et à mobilité réduite
Qui ait gobé de l'intrigante,une sévère leçon.

Ses propos reflétaient' une austère chasteté,
De celles disparues, connues au moyen âge,
Qui désarme l'amoureux,même le plus entêté.
La clé de la ceinture,s'appelait ,mariage.

Avec là où il faut, de sublimes appats,
Sa beauté reflétait un jardin des délices,
Il y eu épousailles!...heureux, je ne le suis pas !
Et si vous l'entendez crier, ne croyez pas qu'elle jouisse !

Elle dit m'aimer!...C'est pour le moins, curieux,
J'eus aimé que l'on m'aime, comme on aime un amant
Et non les mains jointes, yeux, levés vers les cieux,
Le compas bien fermé,cachant son diamant.

Souvent, femme varie,on dit que c'est notoire,
J'ai attendu en vain, quelque débordement,
En fait de paradis, je vis au purgatoire,
C'est là, la vérité; cela même si je mens.


© Poème posté le 02/04/2012 par Rerji

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