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Sonnée !

Et puis tu t'en iras comme passent les roses.
Ainsi meurt l'ombre bleue quand la lumière a fui
En mouchant l'espérance au fond de l'oeil terni
Vainement encombré du souvenir des choses.

Je te vois t'éloigner et mon bras de se tendre
Dans l'univers figé où je ne bouge plus;
Ma gorge se déchire en longs sanglots diffus
Qu’elle tient sur son seuil et ne peut faire entendre.

Je ne veux pas demain où je ne serai rien
De plus que le néant dans lequel je me tiens ;
Délavés, mes espoirs sont en désuétude.

Le temps ne bouge plus qui m'entraînait pourtant…
Et de mes yeux éteints ouverts par habitude
Je ne vois rien...
plus rien de ce que j'aimais tant

© Poème posté le 11/03/2012 par Tanit

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