Une blessure de trahison
Il a transgressé notre loi. Rompu notre pacte.
S’est marqué des senteurs, d’un jardin étranger.
S’est gorgé au nectar d’une autre fleur, frelon
Infidèle. S’est s’enfoncé des doigts jusqu’aux reins ;
A trouver, toujours plus profondément en elle,
Et tatouer, à la bouche, aux seins, aux hanches,
Une trace plus flatteuse que la mienne. La sienne.
Il l’a voulu brune, sa fraîche terre de désir
Et d’accueil. Différente. Corsée. Alors ses actes
Ont susurré les tendresses, ailleurs. Dérangés
Notre amour. Je n’existais plus. Rythme félon,
Le ressac des formes m’a noyée sous un rien.
Roi dans son pays, vois qui m’a tuée ! Vous ! Elle…
Les ronces du corps de trop qui sur toi s’épanche.
Il l’a préférée, toutes ces nuits. Qu’elle revienne.
Pour le combler, là où je n’allais plus suffire.
Brisée, morfondue, meurtrie, défaite, j’ai mordu
Au cou l’ombre, l’Amer, l’Acide. J’ai bu à la veine
Quand tu te gavais d’éclat. L’oubli fut-il bon ?
Notre engagement s’est vidé. La vie du contrat,
Meurt et nous sépare à mes pieds. Adieu devoirs.
L’histoire bafouée s’est rendue avec moi.
Il l’a aimée. Des Heures ; des jours. Et puis, lassé,
D’avoir fait le tour de ses Amériques, perdu,
Regrette. Honteux. Penaud. Plaide sa déveine…
Le remord n’excuse pas. J’ai disparue. Bon-
Soir. Où nous avons vécu, j’ai quitté ses bras.
La mémoire, les souvenirs, le lit, froids. Revoir,
Le sentiment en larmes, poussière, cendres, et toi,
Me lacère. Silencieuse ; bonheur clos, j’ai délaissé.
S’est marqué des senteurs, d’un jardin étranger.
S’est gorgé au nectar d’une autre fleur, frelon
Infidèle. S’est s’enfoncé des doigts jusqu’aux reins ;
A trouver, toujours plus profondément en elle,
Et tatouer, à la bouche, aux seins, aux hanches,
Une trace plus flatteuse que la mienne. La sienne.
Il l’a voulu brune, sa fraîche terre de désir
Et d’accueil. Différente. Corsée. Alors ses actes
Ont susurré les tendresses, ailleurs. Dérangés
Notre amour. Je n’existais plus. Rythme félon,
Le ressac des formes m’a noyée sous un rien.
Roi dans son pays, vois qui m’a tuée ! Vous ! Elle…
Les ronces du corps de trop qui sur toi s’épanche.
Il l’a préférée, toutes ces nuits. Qu’elle revienne.
Pour le combler, là où je n’allais plus suffire.
Brisée, morfondue, meurtrie, défaite, j’ai mordu
Au cou l’ombre, l’Amer, l’Acide. J’ai bu à la veine
Quand tu te gavais d’éclat. L’oubli fut-il bon ?
Notre engagement s’est vidé. La vie du contrat,
Meurt et nous sépare à mes pieds. Adieu devoirs.
L’histoire bafouée s’est rendue avec moi.
Il l’a aimée. Des Heures ; des jours. Et puis, lassé,
D’avoir fait le tour de ses Amériques, perdu,
Regrette. Honteux. Penaud. Plaide sa déveine…
Le remord n’excuse pas. J’ai disparue. Bon-
Soir. Où nous avons vécu, j’ai quitté ses bras.
La mémoire, les souvenirs, le lit, froids. Revoir,
Le sentiment en larmes, poussière, cendres, et toi,
Me lacère. Silencieuse ; bonheur clos, j’ai délaissé.
