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En orée d’allégorie
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Ici, c’est aujourd’hui. Ici, c’est tout petit. Le soleil rit à midi, puis meurt en un quart d’heure. Le silence et son cri postérieur. A minuit séquestré, celui qui ne dort qu’à demi fermente aux écuries des oubliés, planète portes ouvertes, planète à l’échelle d’une tête. Ainsi vont le poète et la gitane, chercheurs d’âmes et de Camargues, soleil verrouillé sous un crâne

Il faut aimer la beauté, grande passagère. Boire au nectar d’un fa dièse. Chevaucher le génie d’un Mozart, les yeux bordés de falaises. Mais pour retenir ces beautés frontales, faut-il s’ouvrir l’hémisphère droit ? Sauter de plongeoirs en trapèzes, de lunes d’ivoire en comas à spirales ? Faut-il surgir à l’envers de la voie lactée en pixels de décembre ou de bal ? Comment désapprendre que l’on ne se souviendra pas toujours, ni ensemble ?

Et pendant que l’amnésie ne vient pas, quelque frondeur hermaphrodite boxe les roses paradoxales pour qu’elles assument leur couleur et broient en liqueur de rubis l’ammonite tombale de nos peurs
La conscience « est la blessure la plus proche du soleil » - René Char, dont je me permets de modifier l’aphorisme - un peu, et juste un instant un seul

© Poème posté le 04/10/2011 par Boetiane

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