Sur la grève le soir
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Sur la grève assoupie, toi et moi nous allons,
A chaque pas ma hanche frôle la tienne, un peu.
Le regard a le rêve écrit sur l’horizon,
Ton bras serrant mes reins. Mes doigts dans tes cheveux.
Dis-moi ces mots plus doux que les vents vanillés
Ta bouche sur mon cou conte tant de délices.
La trace de nos pas dans le sable mouillé
S’efface sous la vague indolente et complice.
Semble lasse la mer sous ses paupières mauves
Elle vient s’allonger au doux lit de la dune
Et dans l’heure indigo où vont boire les fauves
La nuit offre son châle et ses éclats de lune.
Nous faisons notre couche au grand manteau de l’ombre,
Velours noir et diamants sont notre ciel de lit,
Mes cheveux vont rampant aux nids de ta peau sombre
Au puits de tes yeux d’ambre est ma source de vie.
Anita
