l'Enfin rassasié
Je jardine ma vie cueillant mon cœur en déroute,
Sarclant mes douleurs au gré d’un potager maladif ;
Des racines vicieuses, suis-je un témoin tardif ?
J’exploite mes désirs râtelant quelques sillons d’espoir.
Je pioche cette terre inculte à la recherche d’une semence.
Sécheresse de l’âme, je cultive mon éternel désespoir,
Le paradoxe de l’indécision qui recommence.
J’arrose mes envies secrètes, un bourgeon naissant ;
La beauté exprimée, l’arôme agréable.
Nourriture exquise, espace clos, éblouissant.
Jardinier ressuscité, l’incomparable.
André, épervier
