J’aurais tant à te dire
pourtant il faut me taire
que faire d’un souvenir
qui pourrait te déplaire ?
Ton corps avec le vent
tes mains avec la feuille
les formes du printemps
les saisons qui s‘effeuillent,
quand meurt à chaque instant
la voix qui m’était chère
quand passent avec le temps
les oublieux hivers :
n’entends-tu battre en toi
le coeur de mes silences ?
Aussi vrai que mes bras
t’emportent dans mes danses
et qu’au ciel de mes pas
comme un éclat de rire
se glissent sous mes doigts
les ailes du désir…
