Vainement dans le fond de mon porte-monnaie
Que je retournais fébrile sens dessus dessous,
Je cherchais pour terminer le mois quelques sous.
Ce fut un misérable trou que j’y trouvai.
Mes dernières piécettes s’en étaient allées.
Point du vulgaire argent salvateur, point du tout.
Bien plus prometteur fut un billet doux de vous !
Mes doigts prirent affamés la feuille froissée
Déchirée à la hâte de votre calepin.
Ces mots imprégnés de vos appétits coquins
Me nourrissent de si tendres délices ;
Je m’abandonne au plaisir d’imaginer
Que je m’abreuve à votre très viril calice.
Que pourrais-je m’offrir ce soir un meilleur mets !
Poème écrit par
Ann Miserey
Le trésor du porte-monnaie
Que valent bijoux, parfums et fourrures sans la chaleur d'un homme à aimer
Tous droits réservés © Poème posté le 09/12/2010 par Ann Miserey
...
