Le chat et la souris
2
Pauvre Misti trainait son deuil
De ses chers poissons défunts
Et une poignée de misère
Jusqu’au jardin trempé des sanglots
D’un ciel aussi gris que sa fourrure.
Indifférent aux aboiements du chien
Aux pépiements des oiseaux.
Il languissait sur le banc de pierre
Abandonné en cette époque automnale
Sous la triste tonnelle, dénudée
Des feuilles de la vigne vierge
Que le vent froid balayait.
Et l’animal soupirait d’ennui.
Nous désespérions qu’un jour
Il remplisse sa mission
De chasser au grenier les souris
Qui grattent nos rêves la nuit
Grignotent les archives de la famille
Et surtout la farine destinée aux pains.
Au fournil, le chat était du temps
Où j’étais enfant aussi indispensable
Au boulanger que son pétrin.
Et puis comme par miracle
Misti prit du poil de la bête
Et se faufila par l’échelle de meunier.
Il nous revint avec dans la gueule
Une souris minuscule et confiante.
Touchés sans doute d’un coup de foudre
Le miracle d’un amour impossible
Se produisit sous nos yeux
Pendant plusieurs mois derrière les sacs de jute
Le matou et la souris dormirent
Enlacés dans la chaleur du four,
Et personne n’eut le cœur
De déranger cet étonnant spectacle.
De ses chers poissons défunts
Et une poignée de misère
Jusqu’au jardin trempé des sanglots
D’un ciel aussi gris que sa fourrure.
Indifférent aux aboiements du chien
Aux pépiements des oiseaux.
Il languissait sur le banc de pierre
Abandonné en cette époque automnale
Sous la triste tonnelle, dénudée
Des feuilles de la vigne vierge
Que le vent froid balayait.
Et l’animal soupirait d’ennui.
Nous désespérions qu’un jour
Il remplisse sa mission
De chasser au grenier les souris
Qui grattent nos rêves la nuit
Grignotent les archives de la famille
Et surtout la farine destinée aux pains.
Au fournil, le chat était du temps
Où j’étais enfant aussi indispensable
Au boulanger que son pétrin.
Et puis comme par miracle
Misti prit du poil de la bête
Et se faufila par l’échelle de meunier.
Il nous revint avec dans la gueule
Une souris minuscule et confiante.
Touchés sans doute d’un coup de foudre
Le miracle d’un amour impossible
Se produisit sous nos yeux
Pendant plusieurs mois derrière les sacs de jute
Le matou et la souris dormirent
Enlacés dans la chaleur du four,
Et personne n’eut le cœur
De déranger cet étonnant spectacle.
Ce poème tiré de la réalité donne suite à celui des amoureux du bocal que j’avais posté sous le thème de la Saint Valentin
CONCILIABULE est du genre masculin bien sûr mais l'interpréte m'avait tant perturbée...
CONCILIABULE est du genre masculin bien sûr mais l'interpréte m'avait tant perturbée...
