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Maman t’a attendu

Ils étaient mille ventre à terre,
A savoir tuer pour cette guerre,
Gente citée, braves militaires,
Pour qui tuer n’incitait guère,

Ils étaient cent ventre à terre,
A vouloir terminer cette guerre,
Galon gagné, entêtés militaires,
Tous dans cette grande galère,

Ils étaient dix ventre à terre,
A devoir perdre cette guerre,
Gloire déchue, pauvres militaires,
D’avoir tant espéré naguère,

Il était seul ventre à terre,
A ne pouvoir revenir en arrière,
Belle perdue pour ce beau militaire,
Eternel, tu seras au cimetière.

© Poème posté le 26/11/2010 par Capella

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