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Déchoir
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La balançoire tangue mon corps usurpé.
Fléchissement dans l’attente d’un congé soudain.
Suis-je porte-malheur d’une vie adirée?
Mes liards s’envolent, dèche insupportable.

Baldaquin, refuge silencieux de ma rage.
Je veux vivre le tolérable, un plaisir contraint.
Voguer vers d’autres cieux, m’entourer d’une beauté.
L’isolement, l’incapacité de sourire agréablement.

J’étouffe d’un oxygène malsain, toile édifiante.
Malgré tout, marche salutaire pour mieux respirer.
Décrochage d’une société impersonnelle et vicieuse.
Un rejet implacable, respect inutile.

Je pensionne l’indifférence de mon entourage.
Le vent saccage le peu d’espoir d’une euphorie.
Mes mains tremblent d’effroi, yeux atones.
Je pensionne le noir, tête culbutée.

André, épervier

© Poème posté le 04/11/2010 par Epervier501

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