Automne ( Haïku)
Les bois s’habillent
D’ocre, d’ors et de rouilles
Je m’y promène
Sur la laie* il fouit
En sanglier solitaire
De son large groin**
Sur la plaine au loin
Du chevreuil c’est le miroir ***
qui fuit vers les bois
farouche le geai
dans le lierre du chêne
donne l’alerte
les marrons sortent
des épineuses bogues
éclatées au sol
bolets et girolles
nés de la dernière ondée
pointent le museau
à l’aveline****
le balanin a laissé
juste un petit trou
cette année encore
J’abandonne au coudrier
ses noisettes percées
De ma ballade
Je rapporte à la maison
Parfums et couleurs
Craquent les feuilles
Sous les pas lourds des chasseurs
Pfuit s'enfuit la pie
D’ocre, d’ors et de rouilles
Je m’y promène
Sur la laie* il fouit
En sanglier solitaire
De son large groin**
Sur la plaine au loin
Du chevreuil c’est le miroir ***
qui fuit vers les bois
farouche le geai
dans le lierre du chêne
donne l’alerte
les marrons sortent
des épineuses bogues
éclatées au sol
bolets et girolles
nés de la dernière ondée
pointent le museau
à l’aveline****
le balanin a laissé
juste un petit trou
cette année encore
J’abandonne au coudrier
ses noisettes percées
De ma ballade
Je rapporte à la maison
Parfums et couleurs
Craquent les feuilles
Sous les pas lourds des chasseurs
Pfuit s'enfuit la pie
* allée forestière
** prononcer à l’ancienne sur une seule syllabe…. Tricher moi ? Jamais
*** tâche blanche sur les fesses du ci-devant animal
**** Aveline = noisette
***** sale bête qui boulotte l’un des fruits que je préfère
** prononcer à l’ancienne sur une seule syllabe…. Tricher moi ? Jamais
*** tâche blanche sur les fesses du ci-devant animal
**** Aveline = noisette
***** sale bête qui boulotte l’un des fruits que je préfère
