Au Sah’ra, la nuit.
1
C’est comme un tintement
De petites cuillères,
Allié au sifflement
D’un millier de vipères,
C’est comme un froissement
Sous le ciel noir d’étoiles,
De squelettes dansant
En gandourahs de toile.
Venu de l’horizon,
Secret comme un poison,
Il approche, invisible...
Tu te sens pris de froid,
Et d’angoisse et d’effroi :
Serait-ce toi sa cible ?
