Vampire
En ce temps-là j'étais jeune et dès lors très crédule
Mon voisin que l'on disait vampire n'était point tel cet homme
Occupant une tombe la nuit ni un vulgaire suceur de sang
Ni une goule aux yeux glauques dotée d'une face immonde
Aux doigts malodorants flasques ni un monstre peu reluisant
Ce vilain était certainement de cette famille issu
Mais il était courtois gentil et citoyen du monde
Une personne raffinée et diablement humaine en somme
Je le pensais fidèle ami hélas ce démon m'a fortement déçu
C'était un « toursiveux » fin, fou, filou auquel de surcroit
La jeunesse se lie en confiance le côtoye et lors affabule
En des maîtres semblables habiles beaux parleurs elle croit
Il était pire encore que ce diable parvenu
Ce Dracula cruel insensible abject immortel
Ce surdoué adoncques me tenait fasciné
Il peuplait mon esprit me tenait en tutelle
Un mage le fit fuir sous l'effet de rituels connus
J'appris un jour sa mort il fut par le feu calciné
Mon voisin que l'on disait vampire n'était point tel cet homme
Occupant une tombe la nuit ni un vulgaire suceur de sang
Ni une goule aux yeux glauques dotée d'une face immonde
Aux doigts malodorants flasques ni un monstre peu reluisant
Ce vilain était certainement de cette famille issu
Mais il était courtois gentil et citoyen du monde
Une personne raffinée et diablement humaine en somme
Je le pensais fidèle ami hélas ce démon m'a fortement déçu
C'était un « toursiveux » fin, fou, filou auquel de surcroit
La jeunesse se lie en confiance le côtoye et lors affabule
En des maîtres semblables habiles beaux parleurs elle croit
Il était pire encore que ce diable parvenu
Ce Dracula cruel insensible abject immortel
Ce surdoué adoncques me tenait fasciné
Il peuplait mon esprit me tenait en tutelle
Un mage le fit fuir sous l'effet de rituels connus
J'appris un jour sa mort il fut par le feu calciné
Ode par Pierre Fernand Crasset-Mauviel
Les Maissineries III.20
Les Maissineries III.20
