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Douce Madeleine

A voir trop longtemps figure
On se lasse, mais l’attente aiguise,
Ce que le froid les sens amenuise.
Oh belle, toi qui fut si bonne à regarder,
En écartant les courtines closes,
Je t’ai vue enfin, douce Madeleine.

Le cœur ne peut cacher
Ce que les sentiments
Comme les forces primitives,
Que de troublantes fées oubliées
Font naître dans les esprits,
Offrent aux cieux déplaisants.

Il est des museaux fins, visages dorés,
Malgré les mots surannés
Embaumés de fragrance de tisanes,
Que l’on se fait fort de retenir
En son âme à la parfin.

Tous droits réservés © Poème posté le 24/02/2010 par Spock27

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