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Mon théâtre


Qui me convaincra que j'ai tort de rêver à ma poésie
elle va et vient derrière les draps blancs de mon
théâtre improvisé
parfois son ombre gracieuse en se retournant dessine
l'accolade d'un sein ou le profil impertinent
d'une femme ou d'une fille
et même par les nuits
de grand soleil cette fente de jour entre les cuisses
longues
plus brillante que le bronze des glaives romains
et plus ancienne aussi...

La seule chose que le sable ne peut boire
ce sont les mirages d'écume enveloppant la grève
avec des images du ciel que les ongles des oiseaux
rebrodent sur la terre
à petits pas - au point d'étoile...


© Poème posté le 24/01/2010 par Lasource

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