L’hiver apaise les fièvres,
Dans mes draps, je diffère la soie
De mes rêves, je m’insinue en ces intrus
Doux, tendres, parfois insolents,
Toujours de cotons tressés !
L’hiver apaise de ses neiges,
Le col de ces paysages blessés
Par les vents luxuriant ; pensées si lointaines,
Silhouettes troubles de lents marcheurs ;
Le temps s’affaisse, il prend ses aises,
La respiration se mêle aux buées,
Qui voilent langoureusement les mots,
Les francs discours de froid engourdis !
L’hiver apaise les sentiments,
La douceur du réveil, le retour au corps
Aux hanches si blanches ;
Ce froid mordant favorise
Ces moments coquins,
Le café fume, la matinée s’étend
Comme une gourmandise
Que l’on caresse d’un doigt fin…
