Oraison funèbre
Faisant des vers comme on respire,
Il n’était qu’un « poètereau »
Qui n’avait pas grand’chose à dire.
Il aimait la soupe au poireau.
Sa vie était des plus banales.
Il n’était qu’un « poètereau »
Rien à marquer dans les annales !
Il est mort comme il a vécu,
Sans bruit, sans surprise brutale.
On croit qu’il se grattait le Q
Lorsque vint l’heure fatidique…
Certains n’en sont pas convaincus :
Pour mourir ce n’est pas pratique !
Qu’un de se vers l’ait étranglé
Semble beaucoup plus véridique !
Au fond, ce n’était qu’un cinglé
Faisant des vers comme on respire
Ou comme j’ai fait ce couplet :
Il n’est rien de plus à en dire.
