Lespoetes.net

La poésie sur internet

Précédent Suivant

Aphrodite éternelle
1


Aux galets de Paphos promenant mon grand âge,
Car j’étais déjà vieux avant que d’être né,
J’observais le bateau qu’un homme, fortuné
Sans doute, avait ancré assez loin du rivage.

Quelqu’un en est sorti, enjambant le bordage,
Et plongea dans la mer, et j’ai cru deviner
Malgré l’éloignement, que d’un crawl obstiné,
Le plongeur s’efforçait de rejoindre la plage.

Le plongeur ? Quelle erreur ! Quand le nageur fut proche,
Je vis qu’il était femme, et fort loin d’être moche !
Un instant j’ai pensé que ressortait des flots,

Belle en sa nudité de jeune anadyomène,
Avec son triangle bouclé, son port de reine,
Et ses bras retrouvés, la Vénus de mille eaux.


© Poème posté le 30/11/2009 par Lasource

...
× Illustration agrandie