Petit-déjeuner au lit
Le rythme du ressac, emplissant notre chambre,
Réveille dans ton coeur la vague du désir.
Tu rejettes les draps, et mimant le plaisir
Ta croupe, sans pudeur, lascivement se cambre.
De la pièce à côté, j’admire ton corps d’ambre,
Flamme au miroir, qui ondule à n’en plus finir.
En faisant le café, je me laisse envahir
Par ce feu fasciné circulant dans mes membres.
Sous tes mèches d’or blond, ton beau regard oblique
Me défie hardiment. De son parfum magique,
Ta chair ravive en moi d’excitants souvenirs
Nous roulerons bientôt, ma belle salamandre,
Sur ce lit où, étreint par ta violence tendre,
D’un venin de bonheur tu me feras mourir.
