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Le dernier geste de Ramsès II



Brugsch avec ses trésors avait rallié Le Caire :
Quarante pharaons alignés sous ses yeux,
Dans leurs cercueils de bois, d’albâtre, de calcaire,
Peints ou gravés de hiéroglyphes harmonieux,

Attendaient qu’on s’attache à percer le mystère
De leurs identités, de leurs règnes glorieux…
On ouvrit le premier. Une étrange atmosphère
Parcourut d’un frisson la foule des curieux…

Une fois la momie extraite de sa boîte,
Brugsch entreprit de dérouler d’une main moite
Les bandages ornés d’horus et de cobras.

Tandis qu’il procédait à libérer les membres,
Un vaste cri d’effroi traversa l’antichambre :
Soudain le Pharaon avait levé un bras !


© Poème posté le 17/11/2009 par Lasource

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