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Raté !


Le temple protégeait alors la Citadelle :
En statue, y trônait le Jupiter Capitolin.
Tous les chemins n’y menaient pas, mais l’un,
Sous les cyprès, jusqu’au rempart approchait d’elle.

Des guerriers bariolés aux casques ornés d’ailes,
Grands et musclés, avec des ruses de félins,
Avançaient doucement : le silence opalin
De la lune observait, d’en haut, la sentinelle

Sur sa lance appuyée, et debout somnolant,
Tandis que l’ennemi, précautionneux et lent,
Aux murs entreprenait de dresser des échelles

Dans l’ombre, en évitant que quiconque les voie.
Ils allaient réussir leur invasion mortelle
Quand retentit soudain le cri divin des oies.


© Poème posté le 15/11/2009 par Lasource

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