Vieux compagnon
Mon corps, vieux compagnon, je t’ai longtemps traîné
Partout, de ci de là, sur la terre et sous l’onde
Et nous avons roulé dans bien des coins du monde,
Tu m’as longtemps servi, sage et discipliné.
Tu m’as fait des coups bas, je ne peux l’oublier,
Tu m’as parfois laissé des béances profondes
Mais tu m’as rendu beau pour les yeux de ma blonde,
Je ne peux de cela trop te remercier.
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D'accord, tu n'étais pas tous les jours à la noce
Tu as pris quelques coups, tu as pris quelques bosses
Et puis tu as vieilli, lentement, sans douleur.
J’ai vieilli moi aussi, je ne peux le cacher,
Un jour nous nous dirons : allons vieux serviteur,
Vieil ami, il est tard, allons donc nous coucher .
