L'épave
(Le «Bahia», Cabo Branco, Brésil, 1963)
Dans le brouillard gris-bleu de sa tombe discrète
L'épave reposait dans un calme parfait,
Ses deux roues évoquant l'absurde silhouette
D'un Luna Park fantôme, étrange et désuet !
La fête était finie, adieu néons, musique !
La foule de Carangues et de Chirurgiens bleus
Faisait un dernier tour de piste nostalgique
Avant de s'en aller nager en d'autres lieux !
La police montait une garde discrète
De Barracudas raides ainsi que des balais ;
Une Raie-léopard, bourgeoise très coquette,
Montrait son beau manteau sur le pont déserté !
Et dans le ventre noir de la coque entrouverte,
Une Murène énorme et deux Mérous géants
Semblaient mettre de l'ordre et compter la recette
De cette foire de Néant !
Dans le brouillard gris-bleu de sa tombe discrète
L'épave reposait dans un calme parfait,
Ses deux roues évoquant l'absurde silhouette
D'un Luna Park fantôme, étrange et désuet !
La fête était finie, adieu néons, musique !
La foule de Carangues et de Chirurgiens bleus
Faisait un dernier tour de piste nostalgique
Avant de s'en aller nager en d'autres lieux !
La police montait une garde discrète
De Barracudas raides ainsi que des balais ;
Une Raie-léopard, bourgeoise très coquette,
Montrait son beau manteau sur le pont déserté !
Et dans le ventre noir de la coque entrouverte,
Une Murène énorme et deux Mérous géants
Semblaient mettre de l'ordre et compter la recette
De cette foire de Néant !
