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La cathédrale mère

Caverneuse corne la cathédrale en rut.
Les aubes sont fendillées, entremises. Salut cantatrice.
Rivée à la panse ballonnée d'une icône royale,
Elle abreuve les gisants à la gloire du cantique

Final.

Cathédrale enfante un halogène, brusquement,
Son éclair utérin allume quelques lettrines, rouillées

« P-U-G-A-T-I-O-N »

L'indigente la couvre et le gel des orteils la soulage.
C'est à se demander qui délivre l'aumône à qui. Nue.

Caverneuse elle est bien en rut la cathédrale.
Oh ! Non les aubes, ne hâtez pas le périple des fidèles

Jusqu'à la nef et l'estomac, la cantilène et l'orgue.
Un placenta décollé dandine. La flèche enfournée
Là-haut, est cet astrolabe jaugeur de barbe-azur,

Peintre d'iris immenses par-delà les ouïes.


© Poème posté le 21/08/2009 par Pampelune

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