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Sombre

Un jour à Beirut
sur la terrasse,
Immobile dans l’observation des choses
peut être perdu en elles,
Vint le silence avec la nuit.
Un silence,
pas une révolte comme les silences d'enfance,
Obstiné comme un poing dans la gueule du temps.
Je l'accueillis avec la nuit,
pleine d'ombres mouvantes
... pensée confuse ...
La nuit gouverne,
une nuit bénigne,
renouvelant sa cadence éternelle
et pourtant différente.
Elle tombait avec la saveur acide
des halos sur la colline.
Je me sentis gouverné par l'ombre
Doucement envahi
par les secousses de la terre,
Jusqu’au moment où la lune
fit son apparition
L'entendez vous?
La vieille macère dans les plis du ciel
et me gâche ma nuit!
Maudite soit-elle! Et ses vassales
qui soufflent le feu sur mon visage.
Tant de douleur et tant de doutes,
ardents, sans l'ombre ensommeillée.

© Poème posté le 13/06/2009 par Joelkerdraon

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