La nuit corrompt
La nuit corrompt l’émergence du matin,
Comme la même nuit s’enveloppe de rosée
Dans le velours de la blanche aurore,
Aura laiteuse, prémices si fraîches au corps !
Timide et jouant la prude, l’humide jouvencelle,
S’annonce dans la belle sonorité du tocsin
Des cloches, complices, de nos fines églises,
S’envole ensuite des cieux de nos naissances
Pour s'engouffrer dans l’antre du jour,
Promesses en bandoulière.
Balayant nos portes de jaune légèrement voilé,
Elle nous pousse hors de nos niches mœlleuses,
Nous obligeant dans les salles d’eau
A une pluie de rêves qui nous berceront encore;
Prêts pour nos aventures ou affirmant l’être,
Nous sortons embrasser nos filles et la foule,
Foulant le sol dans la maîtresse lumière !
Comme la même nuit s’enveloppe de rosée
Dans le velours de la blanche aurore,
Aura laiteuse, prémices si fraîches au corps !
Timide et jouant la prude, l’humide jouvencelle,
S’annonce dans la belle sonorité du tocsin
Des cloches, complices, de nos fines églises,
S’envole ensuite des cieux de nos naissances
Pour s'engouffrer dans l’antre du jour,
Promesses en bandoulière.
Balayant nos portes de jaune légèrement voilé,
Elle nous pousse hors de nos niches mœlleuses,
Nous obligeant dans les salles d’eau
A une pluie de rêves qui nous berceront encore;
Prêts pour nos aventures ou affirmant l’être,
Nous sortons embrasser nos filles et la foule,
Foulant le sol dans la maîtresse lumière !
Alain, 2009
