Sous la tonnelle
Sous la tonnelle des regrets, je vous regarde
De la suie plein le cœur, verte et court vêtue,
Belle gourmandise, vous qui du passé veniez
Et qui dans le lointain présent
Vous engouffriez.
Je sirote le café de votre silhouette,
D’icelle, je me souviens…
Le goût des chairs effleurées
Est tenace, si délicieux,
Si croustillant !
Petit biscuit des longues nuits,
Qui se trempe dans le noirâtre liquide.
Je me penche, car plus, ne pourrais supporter.
Sous la tonnelle des envieux, je me cache,
On chuchote, on se languit mais enfin,
On s’oublie car les amours sont vains.
Les amours sont à courtiser en fil d’or.
Ainsi j’attends dans l’ombre d’un chêne
Qui attend patiemment son heure.
Certain et calme dans son improbable mort.
Je chéris son intensité, sa force,
Car je vous le dis, ces nuits
M’ont vaincu ; me reste le marc
Désinvolte d’une trop belle aventure…
De la suie plein le cœur, verte et court vêtue,
Belle gourmandise, vous qui du passé veniez
Et qui dans le lointain présent
Vous engouffriez.
Je sirote le café de votre silhouette,
D’icelle, je me souviens…
Le goût des chairs effleurées
Est tenace, si délicieux,
Si croustillant !
Petit biscuit des longues nuits,
Qui se trempe dans le noirâtre liquide.
Je me penche, car plus, ne pourrais supporter.
Sous la tonnelle des envieux, je me cache,
On chuchote, on se languit mais enfin,
On s’oublie car les amours sont vains.
Les amours sont à courtiser en fil d’or.
Ainsi j’attends dans l’ombre d’un chêne
Qui attend patiemment son heure.
Certain et calme dans son improbable mort.
Je chéris son intensité, sa force,
Car je vous le dis, ces nuits
M’ont vaincu ; me reste le marc
Désinvolte d’une trop belle aventure…
Alain, 2009
