Tout va bien !
Tout va bien !
Ma peau lézarde le soleil.
Un bois flotté,
Venu d’une mystérieuse cité engloutie,
Ou d’un atelier d’artiste
Serti dans les récifs d’un îlot sauvage,
Me fait vagabonder, sans bagage,
Sur les grèves et les rêves.
Entre deux éclaircies,
J’esquisse des giboulées de poésie,
Des sentiers de fantaisie.
Dans les herbes aphrodisiaques,
Un berger fantasque
Semble découvrir un pot-pourri,
En fine porcelaine de Chine,
Exhalant des fragrances marines.
Tout va bien !
Dans le silence de la nuit,
Le tendre clin d’œil du sémaphore
Fait rougir de plaisir
L’elfe mouvant de l’aurore,
Tandis que, dans les brumes de l’estaminet,
L’éclopé, resté à quai,
Fraternise avec les farfadets.
Mais, surtout, je te vois,
Sous la lampe de l’ajonc qui flamboie,
Dans notre maison en pierre de pays.
Une vieille horloge comtoise
Fait glisser, sur son balancier enjoué,
La douceur du sable ambré.
Le carillon, aux douze coups du bonheur,
Se confond avec les battements de ton cœur.
Oh ! Je délire, je dégoise,
Ne sonne plus ta vieille horloge comtoise.
L’éclopé a trucidé les farfadets.
Le pot-pourri s’est brisé,
Et le bois flotté,
Béquille de naufragée,
Lutte vainement contre le désarroi du vent,
Ainsi que tu le faisais sur ton lit trop blanc.
Automnale
Ma peau lézarde le soleil.
Un bois flotté,
Venu d’une mystérieuse cité engloutie,
Ou d’un atelier d’artiste
Serti dans les récifs d’un îlot sauvage,
Me fait vagabonder, sans bagage,
Sur les grèves et les rêves.
Entre deux éclaircies,
J’esquisse des giboulées de poésie,
Des sentiers de fantaisie.
Dans les herbes aphrodisiaques,
Un berger fantasque
Semble découvrir un pot-pourri,
En fine porcelaine de Chine,
Exhalant des fragrances marines.
Tout va bien !
Dans le silence de la nuit,
Le tendre clin d’œil du sémaphore
Fait rougir de plaisir
L’elfe mouvant de l’aurore,
Tandis que, dans les brumes de l’estaminet,
L’éclopé, resté à quai,
Fraternise avec les farfadets.
Mais, surtout, je te vois,
Sous la lampe de l’ajonc qui flamboie,
Dans notre maison en pierre de pays.
Une vieille horloge comtoise
Fait glisser, sur son balancier enjoué,
La douceur du sable ambré.
Le carillon, aux douze coups du bonheur,
Se confond avec les battements de ton cœur.
Oh ! Je délire, je dégoise,
Ne sonne plus ta vieille horloge comtoise.
L’éclopé a trucidé les farfadets.
Le pot-pourri s’est brisé,
Et le bois flotté,
Béquille de naufragée,
Lutte vainement contre le désarroi du vent,
Ainsi que tu le faisais sur ton lit trop blanc.
Automnale
