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Cela

C'est un son qui ne s'entend que de ceux qui ne pourront jamais en sortir;
Un long cri d'agonie qui ne chante que pour ceux qui ont déjà traverssé;
Une corde qui lentement étrangle la gorge de l'innocence déjà ensevelie;
Un chemin que la mort arpente avec pour compagnon, ce temps inlassable.

Une plaie que le desespoir ne fait qu'agrandir, nourrir, meurtrir;
Ce souffle rauque qui s'échappe misérablement q'une quelconque voie;
Celle qui commande à la haine, à la colère, à la folie, à la destruction;
Qui de l'homme ou de l'animal survivra ici le plus longtemps ?

Large chantier où l'on détruit ce qui a mis tant d'années pour vivre et s'épanouir;
La vie ici s'assoupie pour ne donner que ce que l'on apelle tristement survie;
Mais lorsque le jour couve le résultat de ces feux cruellement révélateurs;
Que peut-on croire y retrouver sinon une rivière que l'on ne peut plus retraversser ?

Fine bulle qui enserre des idéaux et une foie inébranlable;
Il suffit de ce pas insouciant et doucement, ce que l'on nomme bébé;
Aux premières aubes du jour se retrouvre sur ce visage qui s'en meurt;
Sans ces battements qui pendant tant d'année avait pu faire chanter une Vie.

Petite fleur qui a poussée et s'est tant battue contre les misères;
Si fragile tu as construit ton univers dans cet océan de cruauté pure;
Mais de ton côté cette autre fleur dresse dangereusement ses épines;
Détruisant ce que toute les forces de l'amour avaient à jamais fait exister.

Chemin noir qui trace et tracera toujours l'histoire de l'homme;
Cette peur qui peu changer pour toujours un long fleuve tranquille;
C'est un petit tremblement qui innonde chaque parcelle de raison;
Et qui d'une vie perdue , en fait un champ d'herbe, rouge infini.

© Poème posté le 15/04/2009 par Agathe

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× Illustration agrandie