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Sans qu'on ose lui dire...

Il n’y a pas un seul juge, ni même de ses ouailles
À renfort de grabuges ou de quelques ripailles
Qui puisse m’enrôler sur l’île aux doux rivages
Des refrains galonnées masquant les durs outrages

Il n’y a pas un seul père, ni même de ses diables
À l’aide de prières portées par une fable
Qui puisse m’assoupir ou me rendre goguenard
Sous le sceau du vampire des rites du grand soir

Il n’y pas un seul roi, ni même de ses princes
Brillant en apparats de tissus en soie mince
Qui puisse m’émouvoir par les pétrodollars
Ou me rendre avare des pièces de boulevard

Il n’y a qu’une fontaine, que l’on nomme liberté
Qui coule dans les veines de mon cœur rassasié
Sans qu'on puisse la maudire de son trop-plein de beau
Sans qu’on ose lui dire: " maintenant, il le faut ! ".



Tous droits réservés © Poème posté le 13/03/2009 par Dom1

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