La valse de la Liberté
Dans la nuit morose et terne, Elle chante,
Eclat de passion qui danse dans mon cœur.
Le silence a gommé les villes titubantes,
Son ode éveillé les sentiers du bonheur…
Mais dès le matin Sa romance se fane,
Dissipée en fumée au dessus des cités :
D’absurdes cortèges de lois en émanent,
Que les citoyens se plaisent à vanter…
Tournoyant, loin de ces relents de doctrines,
Dans les torrents fauves et fiers de l’aurore,
Elle s’enfuit. Au-delà des pics, des ravines,
Des plaines ; des frontières et des ports…
Dans les cieux, Elle s’enivre d’absolu,
Exaltée, passionnée, trempée de fraîcheur !
Son rire envoûte les nuages velus,
Duvets veloutés valsant à Son humeur.
Soudain, Elle mue Son manège mutin
En un hurlement sulfureux de souffrance :
La corolle d’une âme excédée s’éteint !
Sitôt, Elle l’envole vers l’existence…
Enragée, Elle meurtrit les continents,
Crevassant les murs, fissurant les remparts !
Son brame s’abat sur les bastions branlants
Des bagnes. – O barreaux, barrières barbares !
Silhouette mince de souvenirs soûlés,
De couleurs criardes, de sons insolents,
D’illuminations amères ou ruinées,
Elle hante les prisons de génies mourants.
Eclat de passion qui danse dans mon cœur.
Le silence a gommé les villes titubantes,
Son ode éveillé les sentiers du bonheur…
Mais dès le matin Sa romance se fane,
Dissipée en fumée au dessus des cités :
D’absurdes cortèges de lois en émanent,
Que les citoyens se plaisent à vanter…
Tournoyant, loin de ces relents de doctrines,
Dans les torrents fauves et fiers de l’aurore,
Elle s’enfuit. Au-delà des pics, des ravines,
Des plaines ; des frontières et des ports…
Dans les cieux, Elle s’enivre d’absolu,
Exaltée, passionnée, trempée de fraîcheur !
Son rire envoûte les nuages velus,
Duvets veloutés valsant à Son humeur.
Soudain, Elle mue Son manège mutin
En un hurlement sulfureux de souffrance :
La corolle d’une âme excédée s’éteint !
Sitôt, Elle l’envole vers l’existence…
Enragée, Elle meurtrit les continents,
Crevassant les murs, fissurant les remparts !
Son brame s’abat sur les bastions branlants
Des bagnes. – O barreaux, barrières barbares !
Silhouette mince de souvenirs soûlés,
De couleurs criardes, de sons insolents,
D’illuminations amères ou ruinées,
Elle hante les prisons de génies mourants.
