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La valse de la Liberté

Dans la nuit morose et terne, Elle chante,
Eclat de passion qui danse dans mon cœur.
Le silence a gommé les villes titubantes,
Son ode éveillé les sentiers du bonheur…

Mais dès le matin Sa romance se fane,
Dissipée en fumée au dessus des cités :
D’absurdes cortèges de lois en émanent,
Que les citoyens se plaisent à vanter…

Tournoyant, loin de ces relents de doctrines,
Dans les torrents fauves et fiers de l’aurore,
Elle s’enfuit. Au-delà des pics, des ravines,
Des plaines ; des frontières et des ports…

Dans les cieux, Elle s’enivre d’absolu,
Exaltée, passionnée, trempée de fraîcheur !
Son rire envoûte les nuages velus,
Duvets veloutés valsant à Son humeur.

Soudain, Elle mue Son manège mutin
En un hurlement sulfureux de souffrance :
La corolle d’une âme excédée s’éteint !
Sitôt, Elle l’envole vers l’existence…

Enragée, Elle meurtrit les continents,
Crevassant les murs, fissurant les remparts !
Son brame s’abat sur les bastions branlants
Des bagnes. – O barreaux, barrières barbares !

Silhouette mince de souvenirs soûlés,
De couleurs criardes, de sons insolents,
D’illuminations amères ou ruinées,
Elle hante les prisons de génies mourants.

© Poème posté le 06/03/2009 par Amal

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