Les cieux se paraient d’une étole violetée,
Picotée de fanions de grenats moirés
Lacérée ça et là de doux plis orangés…
Sous ce voile, un corps latent et fatigué :
Ses formes courbes, bombées, baillaient au ciel…
Sa chair d’or, immense lagune de miel,
Avalait les regards sous un sable vermeil
– Tendre peau rougie par les ardeurs du soleil…
Au cœur de ce désert de merveilles ambrées,
Des phares terreux, luisant de dards aux aguets,
Plongeaient dans l’océan du firmament diapré.
– Sentinelles cactées de cet Eden secret.
