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Sans qu'on ose lui dire...


Il n’y a pas un seul juge, ni même de ses ouailles,
À renfort de grabuges ou de quelques ripailles,
Qui puisse m’enrôler sur l’île aux doux rivages,
Des refrains galonnées masquant les durs outrages...

Il n’y a pas un seul père, ni même de ses diables,
À l’aide de prières portées par une fable,
Qui puisse m’assoupir ou me rendre goguenard,
Sous le sceau du vampire des rites du grand soir...

Il n’y pas un seul roi, ni même de ses princes,
Brillant en apparats de tissus en soie mince,
Qui puisse m’émouvoir par les pétrodollars,
Ou me rendre avare des pièces de boulevard...

Il n’y a qu’une fontaine, que l’on nomme liberté,
Qui coule dans les veines de mon cœur rassasié,
Sans qu'on puisse la maudire de son trop-plein de beau,
Sans qu’on ose lui dire: maintenant, il le faut ...!

dom

Tous droits réservés © Poème posté le 05/12/2008 par Dom1

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