Matins de brume qui posez
Matins de brume qui posez
Dans la grisaille qui s’étire
Milliers de perles en rosée
Sous les rayons qui vous déchirent
Lorsque la brise de l’aurore
Sur la forêt en deuil dépose
Le clair frimas qui la décore
Sous le soleil en virtuose
Lorsque le merle dans le bois
Réveille en vous la nostalgie
Des promenades d’autrefois
Où les amours se réfugient
Quand l’hirondelle est au départ
En régiment sur de longs fils
Et que dans un dernier regard
Vous redoutez ce temps d’exil
Matins de brume vous savez
Tout en douceur dire au revoir
Matins de brume vous savez
Laisser encore un peu d’espoir.
