De moi naissent rêves et terreurs
Illusions et peurs
Sur ces eaux trop calmes, le silence règne
Les nuages naviguent sous d'aphormes silhouettes
Pas un oiseau ne chante pour cette " fête "
Pas une blanche corneille,
une noire mouette
Au travers du plafond de verre, se distinguait une roche lunaire
Sur les flots de la mer salée, étincelait une perle blanche nacrée
Respirant d'une timide brise, Silence se levait de son lit
Meurtrie de sa garde " Alize ", au loin partit
On raconte qu'à mon apparition la mort n'est jamais si loin. Qu'une prière accordée aux Dieux ou Daemons, jamais rien, au destin ne changera. Que les plus grandes terreurs, en moi, se terrent. Que la frontière du réel, jamais, n'oserait me franchir.
On raconte mots et légendes, mythes et poèmes, chants et mensonge.
Les mousses observaient la clareté du soleil blanc
Les matelots contemplaient les paons majestueux des eaux
Les lieutenants toisaient l'horizon de demain
Et Capitaine,
de ses yeux clos, il admire ma volupté, la rondeur de mon silence, la violence de mon absence
de son nez, il sent, il respire, il touche l'air
de son âme, il accepte mon invisible beauté, en quintessence
Alors...
[Ce fut un matin d'automne, à l'orée d'un petit bois de chêne. Sous de claires nuées d'hirondelles, se déposaient au sol de rares feuillets d'or. Au pied d'un nuageux étang apparaissait un banc blanc.
Se faisait chasser, la terreur de la nuit, se levaient Sunna et son Églantine.]
Me transperçait jusqu'à ce banc blanc, le bonheur
Les cheveux d'or d'Aurore
Un songe léger, sans aucun mal
Un espoir dans cette petite bruine matinale
