Facétieuse te voilà qui voile le vallon,
pleurant tes larmes à la teinte opaline,
au-delà des flancs dénudés des collines,
quand l'automne s'abreuve de l'horizon.
En un prélude de Bach, tu restes digne,
dérivant sur l'air, le vent lui se dérobe,
dans l'imaginaire de ta nouvelle robe,
d'ombres fantômes à l'aspect d'un cygne.
Ta blouse à l'aurore tapisse la prairie,
en l'énigmatique d'un jour capricieux,
à ta mine rebelle et ton air audacieux,
réveillant le soleil encore en flânerie.
En ce lit de satin aux reflets vermeils,
d'un trait de poésie au cœur de l'hiver,
fleurit l'espoir d'un tout autre univers,
dans le doux écho d'un sublime éveil.
Pareille à une nymphe habillée de laine,
en robe de mariée, alors déesse rebelle,
dans cet éphémère, tu me sembles belle,
embaummant l'air, de ta fraîche haleine.
Des doux murmures balayent la plaine,
dans la dérive du vent, venant s'asseoir,
sans artifices où tout autre accessoire,
caressant ton enveloppe de porcelaine.
