La brume allait au fleuve et l’ambre à ses cheveux
Tel un brouillard sucré sur l’ondine qui s’ouvre
Au pied de la coquille, et la lave et le soufre
Participaient aux lents mûrissements des feux.
Elle avait en son sein, de Mazda, tout un coffre
Empli de gemmes et des ors, tous aussi fous
Qu’on en fut étourdis, cois, babas, scotchés, vous
L’auriez supplié de réduire un peu son offre.
Elle, naïvement, nous tendait un satin,
Comme un cône d’argent qui pendait au sapin
De l’hiver et de sa tristesse,
Et nous, si goulument, nous collions au matin
De sa joyeuseté, parfumée au jasmin,
Ainsi s’embrasse une déesse.
