Octobre est arrivé dans son manteau de brume
Aux parements brodés de feuillage doré
Où se mêlent les tons jaune-orangé d'agrume,
Rehaussé d'un surplis tout de mousse fourré
Et d'un chapeau piqué d'une aigrette de plume.
Il pavane, le fier, de son pas assuré,
Séduit tant le soleil que les intempéries
Qui lustrent tour à tour son habit chamarré
En le parsemant de perles et pierreries.
Passager de l'automne, il adresse à l'été
Un tout dernier adieu de camaraderie
Puis il affrontera novembre moins gâté.
C'est alors qu'il pourra remiser son costume
Onze longs mois avant d'entendre répété :
„Octobre est arrivé dans son manteau de brume“
