Chez moi, dès que j'arrive, à regret, je repars.
Oui, à chaque voyage à rentrer je suis prompt.
Et me faut-il à peine une heure ou bien le quart
Que ma tête, mon corps, tout deux tournent en rond.
Et comme pour l'enfant gourmand un carambar ;
Partir, partir encore est pour moi un bonbon.
Assurément, le sucre et le miel, ces nectars
Ma fuite ! N'ont jamais su rien donner de bon.
Et pourtant, je le veux. Partir sans revenir !
Sur un destrier blanc ne cessant de hennir !
Partir ! Comme l'on part en lisant des poèmes.
Mais aucun des sentiers auquel je puis rêver,
Ne m'a jamais su prendre ainsi que le pollen.
Je rêve de partir et ne sait que rentrer.
