La nuit a les mains pleines
de fables dérobées.
Entre ses doigts de fée
comme sable s’égrènent
des trainées d’étincelles
des jets de Voie Lactée
La nuit des sortilèges
nous couvre de pépites
qui sèchent au soleil et partent en fumée
dès que l’ombre nous lâche aux portes du réveil
Dans les braises de l’aube
parfois roule un brandon de rêve mal éteint
qui offre au quotidien
les clés de la maison
déverrouille soudain l’éclat de ses mystères
Soulevant la paupière
de cette nuit rêvée
surgit éblouissant des brumes du sommeil
l'embryon d'un poème ou l'air d'une chanson …
