Dans sa mémoire elle s'alla chercher
ce qui devait rester de la chanson
que fredonnait ce si charmant garçon
qui tendrement sur elle se penchait
Si volent les paroles la musique
à petits pas palpite dans le cœur
avec ce rire doux d'oiseau moqueur
qui mue le quotidien en fantastique
Pourtant rien ne changeait en sa demeure
Pas même ces miroirs où vain s'empleure
Le cristal d'un éclat de l'ancien charme
en lequel se noya source du rire
qui d'un baiser de bien aisance expire
au ciel lancé le défi d'une larme.
