~ j’ouvre la porte qui s'ouvre sur l'absurde
placide, le cœur froid, je descends les marches de l'abandon
le silence m'enrobe d'un sourire patient, narquois
me pousse une chaise, comme embarquement...
sacrilège
le temps s'effondre autour de moi. je n'ai pas peur, avoir peur, avoir peur de quoi ?
une chaise bancale qui me parle depuis longtemps, monter dessus pour l'éternité, épouser ce vide et sa fulgurance
j'ai une tête d’infamie, le cœur crevé. se perd dans mes cheveux une araignée, je la laisse voyager, faut pas contrarier les désespérés !
je tortille entre mes doigts ce bout du monde qui ne résiste pas
former un nœud qui ne pardonne pas...
au fond d'une cave sans horizon
une fin du monde
une corde
avec une chaise qui en dit long ..
’GF
