Dans la forêt de pins, un monstre rugissait.
C’était un géant de ces contes qui d’antan
Affolait les passants et tous les résidents
Et qui ce jour-là, se transforma en brasier.
Son corps ardent, orangé, puait le brûlé.
Il s’est embrasé et a tout illuminé,
Par sa chaleur, notre flore fut dévastée.
Quand la nature s’est tue, la forêt hurlait.
Ce tableau apocalyptique me broyait.
Dans ma maison calfeutrée, forte et résistante
Captivée par les cris des flammes insolentes
Le démon, cet ogre, ce monstre, m’effrayait.
Au matin du quinzième jour de ce naufrage,
Mes portes enfin s’ouvraient sur ce grand désastre
Où la cendre anthracite couvrait mon bel astre,
Une pluie assourdie glissait sur mon visage.
Poème écrit par
Nora Hault
La pinède endiablée
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Tous droits réservés © Poème posté le 09/08/2026 par Nora Hault
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